Arrache: 'Rien n'est fait'

Arrache: 'Rien n'est fait'
Incertain en début de semaine à cause d'une douleur à la cuisse, Salim Arrache sera aligné, ce dimanche (18h) à Lille.
L'un des hommes en forme du moment au Racing évoque le renouveau du club et parle du LOSC comme un exemple à suivre.

Comment expliquez-vous le renouveau du Racing ? Depuis l'arrivée de Jacky Duguépéroux l'équipe affiche un visage plus séduisant.
Notre début de saison a été difficile, c'est vrai. Nous étions tous conscients que par rapport à l'an dernier, il y avait du changement dans notre jeu et nos prestations. Je crois que nous, les joueurs, n'avions pas retrouvé notre niveau, tout simplement. Mais depuis 5-6 matches il y a un renouveau. Il y a eu comme un déclic, une prise de conscience collective.

Le Racing est-il complètement rétabli ? Est-il à l'abri du danger ?
Le coach est là derrière nous pour nous rappeler que rien n'est fait. Pour lui, gagner c'est bien mais le lendemain il n'a qu'un mot en bouche: travail et encore travail. Il nous dit aussi qu'il faut que nous prenions des points à l'extérieur pour arrêter de faire le yo-yo. L'objectif du club en début de saison était de terminer 10e. Nous avons envie de l'atteindre, cet objectif. Mais ça va passer par une belle série à un moment donné. Donc arrêter de perdre nos matches à l'extérieur.

Que pensez-vous de cette équipe de Lille ? Etes-vous surpris de son classement actuel ?
Je crois que Lille est une bonne équipe. Sur le papier, c'est vrai, il n'y a pas de stars. Mais l'équipe tourne bien, malgré les nombreux changements d'une semaine sur l'autre. Lille peut être un exemple pour nous.

# Posté le samedi 27 novembre 2004 13:25

Petite blessure pour Salim

Petite blessure pour Salim
Salim Arrache n'a pas participé à la séance de ce jeudi matin sous forme d'opposition. Sentant une tension à la cuisse droite, il est resté aux soins.
Il devrait se contenter d'un footing vendredi matin mais réintégrera le groupe de Jacky Duguépéroux samedi lors du dernier entraînement avant le départ pour Lille. La participation d'Arrache (photo) à cette rencontre n'est pas remise en cause.

Source:SO

# Posté le jeudi 25 novembre 2004 14:54

Modifié le samedi 27 novembre 2004 03:38

*Salim*

*Salim*
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# Posté le mercredi 24 novembre 2004 11:09

*Après son premier but avec le Racing contre Nice*

*Après son premier but avec le Racing contre Nice*
« Je partage toujours ma chambre d'hôtel avec Abdel Fahmi. C'est un peu mon grand frère. Il me conseille sur tout. Sur ma vie de footballeur comme sur ma vie d'homme. Et puis, vendredi soir, il m'a dit que j'allais marquer. Il en était sûr », raconte Salim Arrache.

Vingt-quatre heures plus tard, après un drôle de rebond du ballon, il faisait exulter la Meinau d'une frappe sèche, et assurait la première victoire du Racing. « J'ai frappé le plus fort possible, sans me poser de questions. Je voulais seulement que le ballon entre au fond du but. J'en avais même rêvé la veille. »


« Je voulais sortir »


Il essaiera de rejoindre Abdel Fahmi - « En plus, c'est lui qui a dégagé le ballon et m'a offert mon but » -, il y parviendra après une folle farandole, poursuivi par la meute bleue de ses coéquipiers. « Si je marquais, je devais aller le voir. Il m'avait dit qu'il ne bougerait pas et qu'il m'attendrait dans notre camp. J'ai eu un peu de mal à tenir ma promesse », sourit le plus Alsacien des Marseillais.
Salim Arrache n'en finit plus de sourire, de se rappeler aussi que cinq minutes avant son but, il avait demandé à Jacky Duguépéroux de l'épargner. « Je voulais sortir, j'étais cuit, raconte-t-il. Je ne voulais pas tricher avec l'équipe, avec ceux qui attendent sur le banc. J'ai trop vécu cette situation pour ne pas l'imposer aux autres joueurs. »


Le niet de Jacky Duguépéroux


Pour toute réponse, il aura un niet du banc de touche. « Le coach m'a demandé de m'accrocher, de serrer les dents. Il a eu raison. » Déjà décisif sur le penalty qu'il provoque et qui permet à Pagis de redonner l'avantage au Racing, il aura fait passer une très mauvaise soirée à Varrault, au bout du compte.
« Il m'a beaucoup chambré, mais j'ai essayé de ne pas trop répondre. J'avais tendance à trop aller sur les points chauds, même quand je n'étais pas concerné, reprend Salim Arrache avant de finir sa phrase par une jolie pirouette. Aujourd'hui, j'ai appris à mieux respirer quand l'envie de m'énerver me prend. J'apprends tous les jours, vous voyez. »


Rage de jouer


Et puis, sa réponse, il l'a donnée au Niçois en le prenant systématiquement de vitesse. « J'ai compris qu'il fallait que je joue sur mes qualités, reprend Salim Arrache. Je n'ai pas besoin de dribbler pour passer. Ma vitesse me suffit. Le reproche-t-on à Thierry Henry ? »
Il se dit « heureux d'être là, de se sentir libre », il raconte aussi que le message de Jacky Duguépéroux convient à ses oreilles. « Il est très rigoureux. Avec ce qu'il nous dit, si nous n'arrivons pas sur le terrain remontés comme tout, c'est qu'il y a vraiment un problème. On a la rage, mais la rage de jouer. La rage de ne rien lâcher. Un peu comme après le but égalisateur des Niçois. On a pris un coup sur la tête, mais on l'a tout de suite redressée ensemble. »


« J'ai pris des claques, mais j'ai appris »


Confiné plus ou moins dans un rôle de joker idéal jusque-là, Salim Arrache, avec la longue indisponibilité d'Ulrich Le Pen, se sent pousser des ailes. « J'ai fait des conneries, j'ai pris des claques. Et, sur le terrain, je courrais comme un fou, partout sans me gérer. Et j'ai appris, résume-t-il. Le regard des gens a changé me concernant. Pour la première fois de ma carrière, j'ai la sensation d'avoir une carte à jouer. »
Et si le joker, trop vite désigné (deux passes décisives avant Nice), réussissait son coup de poker, le Racing en sortirait gagnant.


Au bistrot Saint-Jérôme


A Marseille, accroché derrière le compteur du bistrot Saint-Jérôme de sa cité Val-des-Pins, le maillot de Salim Arrache prendrait de plus en plus de valeur, raconte-t-on. « Mais je dois encore travailler et progresser », termine-t-il. Il est presque devenu sage. Samedi soir, seul Cédric Varrault l'a trouvé turbulent. Trop turbulent, même.

# Posté le mardi 23 novembre 2004 11:22

*Sa fiche*

*Sa fiche*
Salim est né le 14 juillet 1982 à Marseille. Il a été formé au Racing Club de Strasbourg et a joué son premier match en équipe première lors de Racing-Bordeaux(1-1), le 8 novembre 2003. Cette saison il est titulaire pour l'instant puisque Le Pen est blessé , il a joué 15 match , 4 passes décisives et inscrit un but , sont tout premier but de sa jeune carrière il la inscrit lors de Racing-Nice (3-1), le 23 octobre 2004. Il joue aussi avec l'équipe national d'Algérie (9 sélections et 1 but).

# Posté le mardi 23 novembre 2004 11:19