Interwiew de Salim Arrache tirée du Site officiel du Racing.
Arrache: «L'année de la maturité ?»
Sa saison dernière a été faite de hauts et de bas. A 22 ans, Salim Arrache attaque sa troisième année dans le groupe pro et espère bien que ce sera celle de la confirmation.
Reposé, le milieu gauche du Racing sait qu'il faudra gagner sa place dans l'entrejeu mais se dit près à relever ces challenges.
Comment s'est déroulée votre préparation ?
Le stage a été dur, notamment les séances physiques du matin. Mais l'ensemble du groupe a bien bossé. Moi, je me sens bien physiquement. C'est vrai qu'en ce moment l'accumulation des entraînements est éprouvante mais, personnellement, je commence à retrouver de la puissance.
Ce n'est que votre deuxième préparation avec le groupe pro. L'encaissez-vous mieux ?
Oui, beaucoup mieux, ce qui me semble normal. Dans les jeux et aux entraînements, je me sens plus mâture. Je suis en confiance actuellement.
Comment abordez-vous la saison qui va commencer le 30 juillet ? Est-ce une année importante pour vous ?
Toutes les années le sont. L'an passé, j'ai connu six bons mois mais j'ai eu un coup de moins bien ensuite. Je vais chercher à être plus régulier et plus efficace devant le but cette saison. Je saurai me mettre au service de l'équipe.
Cet été, vous avez refusé la sélection. Etait-ce pour vous reposer ?
Oui, absolument. Je voulais attaquer la préparation avec le Racing en étant reposé physiquement et mentalement. Je veux repartir du bon pied. Je regrette de ne pas avoir honoré la sélection algérienne mais le sélectionneur a compris mon choix.
Tout ce que vous avez vécu la saison passée, les hauts comme les bas, est-il digéré ?
Je crois, oui. Je sais qu'il me faut gommer certaines choses qui ont entraîné mon mauvais passage. D'autant que je commence, doucement, à accumuler de l'expérience. La première année en pro, j'étais un peu fou fou. L'an dernier, j'ai montré certaines choses. Cette fois, j'espère que ce sera l'année de la maturité. Je dois montrer aux gens qui m'ont fait confiance qu'ils n'avaient pas tort. En plus, il y a plein de challenges intéressant cette année, avec le championnat, la coupe d'Europe et les coupes nationales. Je dois franchir un palier.
« Confirmer sur la durée »
Cet été, votre nom a aussi circulé dans la rubrique des transferts. Qu'en était-il exactement ?
J'ai eu quelques propositions venant de Stuttgart, Lens et Toulouse. C'est avec Stuttgart que c'était le plus chaud. J'avais rencontré les dirigeants mais le départ de l'entraîneur, Matthias Sammer, a changé la donne. Et puis, franchement, ma tête a toujours été à Strasbourg. Il me reste un an de contrat et j'aimerais bien prolonger l'aventure au Racing. Je n'ai que 22 ans et je n'ai pas envie de partir pour partir. Après, il sera temps de voir et, pourquoi pas, suivre le même chemin que Mamadou (Niang). Pour ça, j'ai vraiment besoin de progresser.
Pourtant, le système mis en place en fin de saison dernière ne vous favorise pas spécialement. Qu'allez-vous faire ?
S'il faut défendre, je le ferai ! J'ai montré que j'en étais capable. De toute façon, je pense que changer de position ne peut que me faire avancer. On apprend de toutes les situations, dit-on. Je saurai m'adapter car tout ce que j'apprends aujourd'hui me servira pour le reste de ma carrière. Et puis, dans le système de l'an dernier, il y a quand même de la place pour provoquer.
Vous étiez très proche de Yacine Abdessadki et Mamadou Niang. Comment vivez-vous leur départ ?
Yacine, nous y étions tous préparés. Mamadou était une sorte de grand frère pour moi. On continue à s'appeler fréquemment. Quand je retournerai chez moi, à Marseille, je pourrai le voir... C'est vrai que ça fait bizarre mais il me reste de bons copains dans le vestiaire, comme « Bass » (Christian Bassila) ou « Moignon » (Pascal Johansen).
A titre personnel, quels sont vos objectifs pour cette saison 2005-06 ?
Atteindre au moins la barre des cinq buts et continuer à distribuer des passes décisives. Je me dois surtout de confirmer mes six bons mois de l'an dernier sur la durée.